RÉCIT 37 : Mohammed reste un mois dans la grotte de Hira’:



Nous arrivons au terme de notre première partie sur la vie du Prophète Mohammed. Durant les 3 dernières années avant la révélation du Coran (entre 36 et 40 ans), Acha nous informe que sa préparation spirituelle débuta par des songes véridiques. Jamais il ne faisait un songe qui ne se révélât aussi clair que le jour.

Nous apprenons également que lorsque Mohammed empruntait un chemin, il entendait d’étranges voix disant : « Que la paix soit sur Toi, ô Messager de Dieu ! ». C’étaient des voix humaines qui retentissaient de nulle part. Mohammed tournait alors son visage vers toutes les directions sans remarquer la moindre présence humaine. Plus tard, Quand Mohammed sera en contact direct avec l’Ange Gabriel, Il lui demandera une explication sur ces voix. Et l’Ange de répondre : « c’était les arbres et les pierres qui te saluaient ».

C’était une méthode pédagogique divine qui préparait psychologiquement et spirituellement Mohammed à entrer en contact avec le mystère de l’Au-delà. Dans toute chose, Dieu agit avec temporisation, douceur, et d’une façon graduelle et progressive, rien n’est brusque, ni hâtif. Cette méthode pédagogique, nous la retrouverons durant les 23 ans années de la Prophétie de Mohammed.

Mohammed était également poussé à s’isoler plusieurs fois sur la montagne An-Nour dans cette grotte de Hira’. Au début il y passait quelques jours, puis des nuits, et quand il eut atteint l’âge de 40 ans, il y demeurera tout le mois de Ramadan jusqu’à la 27ième nuit, où lui apparaitra soudainement un homme inconnu, agréablement vêtu et de belle apparence. C’était l’Archange Gabriel (Djibril), et ce fut la première rencontre qui allait durer 23 années, jusqu’à la mort du Prophète.

Voyez-vous ce parcours de Mohammed depuis sa naissance ?

Dieu ayant tracé le destin du Prophète, Il l’avait pourvu de sagesse et de grandeur d’esprit, et Il faisait en sorte qu’il ne soit jamais associé aux péchés et aux vices des païens de la Mecque. Dès sa tendre enfance, le jeune homme réservé et modeste était connu pour son naturel aimable et pour la pureté de son mode de vie, de même que pour sa simplicité, son humilité, son calme, sa générosité et sa chasteté. Qoreïche et tous ceux qui l’entouraient ont remarqué en lui également son honnêteté, son intégrité et son sens du devoir. La voie qu’il suivait était droite et nul n’aurait pu lui reprocher la moindre faute. Personne ne l’a entendu dire un seul mensonge dans sa toute sa vie, son caractère loyal et sa conduite honorable lui avaient valu, de la part de ses concitoyens, le titre « d’As-Sadiqou Al-Amin », qui signifie « Le véridique, digne de confiance ».

Mohammed était aussi, contrairement à la majorité de ses contemporains, non seulement aimable envers ses proches parents, mais il faisait également tout en son pouvoir pour alléger les souffrances d’autrui et il diminuait ses dépenses ou se privait carrément de ses biens pour aider ceux qui étaient dans le besoin. Toute cette belle éducation, il la doit à son Educateur : Dieu, qui le confia successivement à diverses familles d’accueils qui ont contribuées à cette mission. 6 femmes et 3 hommes ont contribué à l’éducation de Mohammed depuis sa naissance jusqu’à l’âge de 40 ans.    

Nous déduisons facilement l’importance de l’éducation. Il fallut à Dieu 40 années pour éduquer un homme afin de mériter le titre de Prophète. A son tour Mohammed comprit qu’il était d’abord un éducateur, ainsi il rappela cette mission : «  J’ai été envoyé pour parfaire la noblesse de caractère ». La foi et les actes cultuels ont ce principal objectif de réformer les cœurs, les comportements et les mentalités pour atteindre cette noblesse de caractère. Un jour, on demanda au Prophète quel était le meilleur des hommes, il répondit : « Le meilleur parmi vous dans la « djahiliya » (avant l’islam) sera le meilleur parmi vous dans l’islam ». Donc la religiosité d’une personne ne se mesure pas ses actes cultuels, ni à ses connaissances religieuses, ni à sa tenue vestimentaire, mais à sa belle éducation et à ce qu’elle renvoie de positif et de bon dans son entourage et dans la société.


Le: 2019-01-10 Par: M.A

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