RÉCIT 27 : Khadija tombe sous le charme de la personnalité de Mohammed:



De retour de leur déplacement au Sham, Mohammed en compagnie de Maïssara va vendre à la Mecque toute la marchandise achetée sur les marchés de Bosra. La recette avait donc doublé, et Mohammed remit l’intégralité de celle-ci entre les mains de Khadija qui fut agréablement surprise du rendement de son nouvel employé. Notons que Mohammed n’avait aucun complexe à travailler pour une femme, alors qu’il vit dans une société dominée par les hommes.

Puis Khadija fit venir Maïssara qu’elle avait missionné afin surveiller Mohammed durant tout le déplacement. Maïssara était un jeune esclave noir acheté par Khadija pour ses services. Il va donc lui exposer ses observations avec une grande admiration. Il commença par lui annoncer : « Il n’y a de meilleure compagnie que celle de Mohammed. Il ne m’a fait aucune remarque désagréable de tout le voyage. Il me considérait tel un frère ». Ce témoignage montre qu’avant même sa prophétie, Mohammed n’était ni raciste, ni esclavagiste, comme cela était répandu dans sa société.

Ensuite Maïssara exposa en détail les faits et gestes de son compagnon dont il vantait le comportement exemplaire. Il l’interpella sur leur rencontre avec Nestor, ce moine chrétien qui laissait présager que Mohammed serait ce Prophète attendu par les gens du Livre.

Rappelons que Khadija était veuve, issue de la tribu de Qoreïche, une femme noble, très riche, et très belle. Alors qu’elle rejetait toutes les demandes de mariages de la part des hommes puissants et riches de la Mecque, , elle voit son cœur balancer pour Mohammed, cet orphelin pauvre et sans domicile fixe, hébergé par son oncle Abou Talib.

Khadija tomba sous le charme de la personnalité de Mohammed, marquée par ses valeurs humaines et sa conduite exemplaire. Elle qui avait vécu deux mariages, puis se retrouva veuve à deux reprises. Elle n’était pas dans la frivolité, ni dans le désir matériel, ni même naïve face à ces hommes riches et influents qui sollicitaient sans cesse sa main. Or elle vit en Mohammed l’homme qu'elle désirait épouser pour ses qualités humaines et son bon comportement. La vie lui a certainement apprit que les apparences matérielles et le rang social sont éphémères et seules perdurent les noblesses de caractères.  


Le: 2018-12-27 Par: M.A

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