Récit 19 : Le voyage du Jeune Mohammed, et sa rencontre avec un moine chrétien:



Abou Talib se préparait pour son long voyage commercial à Bousra, dans l’actuelle Syrie. Un long et pénible trajet d’un mois environs. Mohammed ne supportant cette longue absence de son oncle, il insista en pleurs auprès de lui afin de l’accompagner. C’est entre 10 et 12 ans que le jeune orphelin va entreprendre son second voyage, après celui de Yathrib avec sa mère. Bousra était cependant une destination bien plus lointaine, et rares sont les enfants qui entreprenaient des voyages aussi difficiles et épuisants. Or Mohammed devait dans son éducation divine s’habituer dès son enfance à de tels déplacements pour son avenir destiné à la mission prophétique.

Quand la caravane commerciale était aux portes de la cité byzantine de Bousra, Abou Talib et ses compagnons avaient pour habitude de marquer une halte sur leur chemin, non loin d’un monastère chrétien où vivait un moine du nom de Bahira. Ce moine fut intrigué par le jeune Mohammed, il observa en lui un comportement hors du commun, il lui posa ainsi qu’à Abu Talib un tas de questions sur ses origines et son caractère. Sa curiosité le poussa même à demander au jeune orphelin de mettre à nu ses épaules, et là il vit le sceau manifeste de la prophétie.

Retenant Abou Talib à part, Bahira lui dit discrètement de veiller sur cet enfant et de ne pas l’exposer aux fanatiques religieux des gens du Livre, car il serait en danger. Soucieux pour son petit neveu, Abou Talib respecta le conseil de Bahira.

Observons que dès sa naissance, Mohammed vivait parmi son peuple qui était idolâtre, il côtoyait des juifs et des chrétiens à l’instar de Bahira. Dieu n’a pas éduqué Mohammed tel un Hermite, ou dans un milieu isolé loin de l’idolâtrie et des autres croyances. Mohammed à toujours vécu avec les autres dans leurs diversités ethniques et confessionnelles.

Les chrétiens et les juifs de l’époque annonçaient l’avènement imminent d’un Prophète ; Bahira, cet humble et érudit chrétien était convaincu que ce jeune Mohammed était cet élu et demanda donc à son oncle de le protéger.

Soulignons enfin que cette rencontre vient renforcer la promesse d’Abou Talib faite à son père Abdelmouttalib de protéger cet orphelin au péril de sa vie. Peu avant la rencontre avec Bahira, un physionomiste venu à la Mecque montra à Abou Talib un avenir grandiose pour son petit neveu. C’étaient des signes divins envoyés à Abou Talib afin de veiller soigneusement sur Mohammed.


Le: 2018-12-19 Par: M.A

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