RÉCIT 63 : Les mecquois s’attaquent à la prophétie de Mohammed:



N’ayant pas atteint leurs objectifs en s’attaquant au Coran, les seigneurs de la Mecque changèrent de stratagème, ils décidèrent d’un commun accord de jeter la suspicion et le doute sur la nature de la prophétie de Mohammed. Le Prophète n’a pas été épargné, sans cesse il fut attaqué. Après l’avoir calomnié et moqué, après s’être attaqué au Coran, voilà que les dirigeants de Qoreïche vont remettre en cause sa prophétie. Tout d’abord, Ils diront : « comment Mohammed peut-il se prétendre prophète alors qu’il mange la même nourriture et se rend au marché comme le commun des gens ? ».

Que peut répondre Mohammed à ces questionnements ? Lui-même ne cessait de leur répéter qu’Il n’était qu’un être humain comme eux, et Dieu à travers Lui s’adressait à eux par la Révélation. D’autres questions suivirent dans le but de semer le doute dans l’esprit des gens et de discréditer la prophétie de Mohammed. L’argument de bonne foi ne peut être avancé à des gens de mauvaise foi, leurs intentions étaient mauvaises, et c’est donc Dieu qui répondit à leurs ingratitude :

« Et ils (mecquois) disent : « Qu’est-ce donc que ce Messager qui mange de la nourriture et circule dans les marchés ? Que n'a-t-on fait descendre vers lui un Ange qui eût été avertisseur en sa compagnie ?  Ou que ne lui a-t-on lancé un trésor ? Ou que n'a-t-il un jardin à lui, dont il pourrait manger (les fruits) ? » Les injustes (mecquois) disent : « Vous ne suivez qu'un homme ensorcelé ». Vois à quoi ils te comparent ! Ils se sont égarés. Ils ne pourront trouver aucun chemin. Béni soit Celui qui, s'il le veut, t'accordera bien mieux que cela : des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux ; et Il t'assignera des palais… ». (Sourate 25 ; verset 6 à 10)

Le Prophète fut tel un arbre fruitier, on lui jetait des pierres, il rendait des fruits. Ni haine, ni vengeance ne gagnèrent son cœur. Un cœur rempli d’Amour et de sagesse, Il était le Messager de la miséricorde, Il priait sans cesse son Seigneur afin de pardonner à son peuple. 

Ce peuple, trompé par les chefs des différentes tribus qui composaient Qoreïche, demanda à Mohammed de prouver sa prophétie par un grand miracle surnaturel. Ils lui proclamèrent : « Nous ne te suivrons que si tu nous montres un miracle ». Ils exigèrent que la lune se scinde en deux parties clairement visibles. Lorsque le miracle se réalisa, ils traitèrent cela de magie. Dieu dira à ce propos dans le Coran :    

« L'Heure approche et la lune s'est fendue. Et s'ils voient un prodige, ils s'en détournent et disent : « Une magie persistante ». Et ils [le] traitent de mensonge et suivent leurs propres impulsions, or chaque chose arrivera à son terme [et son but]. Ils ont pourtant reçu comme nouvelles de quoi les empêcher (du mal) ; [Cela est] une sagesse parfaite. Mais les avertissements ne [leur] servent à rien. » (Sourate 54 ; versets 1 à 5)

Après cela, les mecquois osèrent demander d’autres miracles, ce à quoi le Prophète s’empressa d’invoquer Dieu afin de les réaliser. L’Ange Gabriel lui répondit : « Dieu a entendu tes invocations. Si Dieu réalise ceux qu’ils demandent, et qu’après cela ton peuple refuse d’y croire, alors Il abattra sur lui le châtiment ».  Le Prophète dira à l’Ange : « Non Par Dieu !  Je préfère continuer à prier Dieu (l'indulgence) pour mon Peuple ».

Tel fut Mohammed, Il aimait son peuple, et ce malgré son idolâtrie, ses méfaits et ses injustices. Aimer son peuple fait partie de la tradition prophétique. Mohammed priait Dieu pour le salut de son peuple, et Il ne lui souhaitait aucun mal. Telle est la voie des prophètes.


Le: 2019-02-26 Par: M.A

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